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Poursuite

PoursuiteIl y a le désert.
Un soleil encore bas, le morne vallonnement apparemment infini de chaque côté de la route et pas d’ombre.
Le ruban de bitume s’étend à perte de vue, tranchant le paysage et l’ordonnant sur son axe. La route elle-même se centre sur la bande discontinue, jaune, peinte sur la chaussée. Le goudron est déjà chaud. L’air est vide. C’est l’heure de la patrouille.
La voiture file, comme ces insectes des dunes, qui doivent courir aussi vite que possible pour éviter de mourir brûlés sur place. Climatisation, radio branchée sur le central, routine. Exécrable routine dans la solitude d’un nouveau jour.
C’est long, c’est terne. Rien à signaler.

L’agent Sonia Gomez, chemise chamois à manche courte impeccable, chapeau sombre à larges bords et lunettes de soleil vissés sur la tête, ne pouvait empêcher ses pensées de se fondre dans la platitude de ce paysage désolant.
C’était exaspérant. Il fallait qu’aujourd’hui, il advienne quelque chose.
Quoi ? Elle ne le savait pas, mais quelque chose qui courberait cette maudite route et lui ferait croiser un autre chemin. Moins droit, moins assuré.
Elle souhaitait la vie, l’action.


Et l’action la rejoignit, sous la forme d’un bolide qui la croisa dans l’autre sens. Un sourire ardent aux lèvres, elle signala la chose par radio, fit un brusque demi-tour et entama la poursuite.
Le compteur monta, l’excitation aussi. Il fallut un certain temps pour qu’elle atteigne le nuage de poussière, loin devant elle. Elle brancha sirène et gyrophares, mais en elle, elle espérait que la voiture ne stopperait pas aussi facilement. Effectivement, l’autre devant, n’avait pas ralenti d’un poil et ne paraissait pas vouloir le faire. Belle chasse !

Au mépris de toute règle de sécurité, elle souhaitait ne croiser aucune autre patrouille: c’était sa route, son secteur, sa proie. Il y en avait pour des miles. Un coup d’oeil à la jauge l’assura de ne pas déclarer forfait faute de carburant. L’autre n’avait toujours pas l’air d’obtempérer.
Elle n’était pas encore à fond. Elle poussa un peu le moteur, et se rapprocha rapidement du véhicule. Comme en réponse, celui-ci accéléra et distança à nouveau sa poursuivante. Elle crut un instant le perdre, mais il ralentit légèrement, semblant calquer sa vitesse sur la sienne, pour conserver toujours le même écart.

 (Par ici la suite !)


Courte nouvelle achevée en octobre 2003 (tiens cela fait 5 ans !)
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L
Hum 190 mots maximum pour moi c'est très très court, j'ai plutôt l'habitude de m'étendre. Faudra voir, en même temps cela ne demanderait pas trop de temps à écrire...
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L
Merci de votre proposition. Je vais en prendre plus ample connaissance.
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M
 <br /> Bonjour Mon association « J’attends donc je lis »  propose de publier des textes courts 5 fois par an. (Gratuitement, bien sûr !) Vous pouvez tenter votre chance à notre petit concours en proposant vos propres textes à cette adresse:<br />  <br /> http://jattendsdoncjelis.unblog.fr/<br />  <br /> Cordialement<br />  <br /> Sabine, la présidente<br />  <br />  <br />  
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L
Merci beaucoup d&#39;avoir eu le courage de lire ce début ! Si l&#39;orage qui tonne chez moi m&#39;en laisse le temps sans faire sauter ma connexion et moi avec, je vais rajouter la suite avec plaisir.
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F
bon...le style est bon, claire, prècis... bien défini et imagé! c&#39;est ce que j&#39;aime...je ne vois plus les mots mais au fur et à mesure des images qui défilent dans ma tête ^^pour l&#39;instant je n&#39;ai pas le temps de lire plus car je suis au boulot mais je pense que ce blog va me plaire!à la prochaine donc ^^
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