• Atlantis

    Voici une histoire qui est en cours d'écriture. Elle n'a pas trouvé sa véritable destination... Malgré tout je me lance et vous la jette en pâture, car les trois-quarts en sont définis, et bien que la fin en soit déjà écrite, il lui manque toujours quelque chose, quelque chose que je n'ai pas vraiment trouvé, pas encore.Atlantis
    Prologue

    Maintenant ou jamais. Je crois qu’il est grand temps pour moi de coucher par écrit les évènements sombres et fantastiques qui ont irrémédiablement marqué ma vie.
    Les souvenirs se bousculent dans mon esprit appesanti par l’âge, et au rythme du lent soupir des vagues de la mer qui monte jusqu’à moi, ils se mélangent : ma mémoire peu à peu s’efface.

    Pourtant cette odeur salée me replonge plus de quarante années en arrière. Quarante années qui m’ont appris que l’orgueil et l’envie sont les premiers pas vers la folie. Quarante années qui arasent, comme les flots léchant le sable, les traces de ce qui s’est passé. Pourtant il faut que l’on se souvienne. Il le faut, car la Divinité Elle, n’oubliera pas. Mais nous, nous, pauvres fous de mortels, nous l’avions oubliée, Elle.
    Je n’aurais pas voulu parler ici autant de moi, mais ma vie se retrouva si bien liée à la mort de ce pays qui fut le mien que j’y suis forcée. J’implore la Divine de me donner son souffle, juste le temps qu’il faudra pour achever ce récit.

    J’ai été, dans ma jeunesse, à la fois témoin et actrice - ô combien inconsciente ! - des derniers soubresauts d’un empire naguère riche, fertile, et dont la puissance était terriblement crainte. Il a pris fin si soudainement que parfois j’en doute encore aujourd’hui.
    Je me dis alors que ce n’est là qu’un mauvais rêve, et que je vais me réveiller, les yeux baignés de la lumière du soleil d’Atlantis.

    Mais est-ce là véritablement un mauvais rêve ?
    Ici, dans cette île étrangère, au bord de la Mer Intérieure, à l’ombre de ces oliviers où je dicte cette histoire, je suis assise sur l’herbe tranquille, une galette de blé et une outre d’eau en guise de repas. Même si la nostalgie me fait souffrir, elle ne fait qu’embellir une époque qui ressemblait finalement plus à un cauchemar qu’à cette journée idyllique dans sa simplicité.

    En ce temps là, je me trouvais dans ma patrie, cette île magnifique qui siégeait encore comme une Reine au milieu de l’Océan, vers où le Soleil va mourir chaque soir.
    C’était alors la fin du printemps, la région d’Atlantis, la métropole, la Mère des Cités, était d’un vert éclatant, et le soleil luisait entre les feuilles des pommiers qui bordaient la route.

    Pourtant l’Atlantide tout entière était un fruit trop mûr, sur le point de pourrir.
    Ses forêts d’arbres immenses, naguère symbole de sa force et de sa richesse, avaient été largement entamées au fil des siècles pour pouvoir entretenir une flotte sans cesse plus importante, à l’égale de la volonté dominatrice sans cesse plus dévorante des Seigneurs de la Mer.
    Au mépris de la Divinité et de tout les dons qu’elle avait accordée à ses enfants préférés, l’or et l’argent y étaient devenus plus importants que les produits nobles de la terre, ceux qui nourrissaient le ventre et non la vanité.

    Les villes se remplissaient de gens oisifs, les champs moitié en friche n’étaient presque plus cultivés que par des esclaves, alors qu’autrefois le métier d’agriculteur était aussi honoré que celui de l’artisan.
    Désormais la seule profession encore respectée n’était plus que celle des armes. Les riches, toujours plus riches, écrasaient d’autant les autres, leurs anciens frères qu’ils ne reconnaissaient plus, et qui en étaient réduits pour survivre à se vendre ou à aller mourir sur l’Océan, alimentant en bataillons de mercenaires sans foi ni loi une armée rapace et nulle part vaincue.

    Sur ces armées vivaient et prospéraient de puissants généraux, autant de faucons pleins d’avidité. L’un d’entre eux était un aigle, de très haut rang.
    Et au-dessus régnait un Roi. Le Seigneur de la Mer.


    Les souvenirs, à la fois cruels, amers et doux me reviennent…




    Chapitre I

    La Haute Prêtresse, Première Conseillère du Roi regardait non sans effarement son Seigneur, affaissé, presque effondré sur lui-même, les bras couverts de tatouages savants et compliqués.
    Ils se trouvaient tous les deux accoudés au balcon du palais, au centre du centre de la grande cité circulaire, sur la montagne qui avait vu naître, vivre et grandir les premiers enfants de Poséidon.
    Du contrebas montaient, encore lointaines, les clameurs du triomphe.

    Valyrian Nagnid revenait des étouffantes jungles de l’Ouest, après son éclatante et dure victoire sur les tribus rebelles du Serpent à Plumes. Si le magnifique général n’était pas encore visible dans l’artère royale, ses étendards claquaient de toutes parts au vent, piquetés au gré des régiments qui défilaient interminablement, au pas lourds des tambours. On pouvait deviner le griffon couché à la manière d’un sphinx, écartant ses ailes tel un aigle. Au trois couleurs pourpre, noire et or, du clan royal des Nagnides.

    « Tu es le Roi, le Grand Aurochs. C’est toi la colonne sur laquelle reposent les fondements de ce pays, tout comme sa fertilité repose sur moi, la Grande Prêtresse. Ne l’oublie pas ! Celui qui vient n’est que ton bras.
    - Un bras armé. Terriblement long et lourd. »

    Et le Roi, fils de la Terre et Seigneur de la Mer, était rongé de jalousie, de haine et de désir.
     « Elle vient me narguer, encore et encore ! De victoires en victoires, son étoile toujours plus haut atteint au firmament ! Que je voudrais qu’elle retombe un peu, et son orgueil incommensurable avec !
    - Maître, je t’en prie, contrôle tes paroles, les murs ont des oreilles.
    - Ah ne me fixe pas avec ce regard noir et réprobateur. Je suis le Roi, certes, mais je ne suis aussi qu’un homme. Et voir cette louve venir danser sous mon nez en me frôlant de ses cheveux enflammés… Pour se mettre hors de ma portée dès que j’esquisse un geste !
    - Elle essaye de te perdre et tu le sais bien. Tout en elle est pensé pour que tu sois à sa merci. Rappelle-toi qu’elle peut t’enchaîner.
    - Mais être son esclave, même pour un Roi… Comment pourrais-tu comprendre cela toi, Prêtresse !
    - Ceux de ma race sont enchaînés à la Divinité. Mais c’est un honneur, non une capitulation. Tu sais combien ta cousine est puissante et redoutable. Tu sais qu’elle ne veut qu’accroître sa puissance. Elle a déjà réussi à force de caresses et de menaces à devenir Premier Navarque et obtenu le commandement suprême des forces du Couchant. Tu lui as octroyé certaines des plus belles unités de la flotte. Mais crois ta Grande Prêtresse, ô mon Roi, je t’en supplie !
    Je sens confusément qu’une menace plane sur l’Atlantide toute entière. Et les signes sont nombreux. Tu lui accordes trop de pouvoir ! Tu nourris une vipère qui n’attend que l’heure propice pour te mordre ! Ce n’est tout de même pas à moi de te rappeler combien la maison des Nagnides a toujours été à l’affût d’une possibilité de monter sur le Trône…
    - Penses-tu que je l’oublierais ? Mais est-ce ma faute si je lui dois ce même Trône qu’elle a protégé lors du soulèvement des Barons du Nord ?
    - C’était là son rôle. La protection du monarque. C’est la fonction de sa Maison, depuis des générations. Voilà pourquoi les Nagnides sont presque l’égal des Rois. Mais ils ne sont pas les Rois.
    - Mon esprit t’écoute, Prêtresse, mais mon âme et mon corps sont en pleine tempête. Dès que je vois son visage, ma raison abandonne la lutte… Et le Seigneur de la Mer se noie. Elle sait pertinemment combien sa beauté peut être dévastatrice, elle use et en abuse… Elle est d’une impudence maudite ! Mais que peux-tu y comprendre toi à tout ceci ? »

    Il avait prononcé ces derniers mots sans chercher à vexer la Chamane, sur un ton simplement désabusé. Elle ne s’en formalisa pas. Ils étaient presque comme frère et sœur, formés côte à côte dès leur plus jeune âge à leurs fonctions respectives.
    « Que puis-je donc faire ? » répéta le Seigneur Colomis Linfill Evaniel, fixant une silhouette s’avançant droite et isolée, tout en bas, au centre d’une garde mobile de guerriers empanachés et colorés, formés en carré.
    Il tira un peu plus en arrière ses cheveux couleur de paille ramenés en une longue queue de cheval.
    La Conseillère fixa sur lui ses grands yeux sombres.
    « Tu lui a beaucoup donnée. Donne-lui en plus encore ! »
    Le Roi tourna violemment la tête vers elle.
    « Que veux-tu dire ?
    - Le flotte du Levant. Fais-la Généralissime de la Mer Intérieure. »

    Colomis passa sa main dans sa barbe, pensif.
    « Le Pays des Hellènes ? Les Rocs Sanglants ?
    - Elle veut de la gloire ? Elle en aura ! La guerre ? Perpétuelle ! La peur ? Omniprésente, chaque jour… Elle ne reviendra plus, mon Roi, sauf sur ton ordre ! Le Serpent à Plumes sera son dernier triomphe. Elle s’usera dans cette terre maudite comme tous ceux qui ont combattu là-bas avant elle.
    - Et si elle refuse ?
    - Comment pourrait-elle refuser un tel honneur ? Un tel défi ? Elle n’est pas idiote, elle comprendra très rapidement le piège, mais peut-elle refuser à son Roi d’envoyer son meilleur général là où il sera le plus utile ?
    - Il lui faudra plus de troupes, plus de navires, plus de puissance…
    - Mais elle sera loin du Trône.
    - Et je ne verrais plus son visage au Palais pour longtemps…
    - Tu sais que cela te guérira de ta mauvaise passion, Seigneur.
    - Je veux te croire Prêtresse, je veux te croire… Mais si malgré tout elle parvenait à être victorieuse, même là-bas, face aux Hellènes ? »



    Chapitre 2

    La garde était formée de guerriers Jaguars venus des Jungles. Ils tournaient sur eux-mêmes en présentant alternativement leurs petits boucliers et leurs épées d’obsidienne. Ils étaient impressionnants d’agilité et de rythme, et la foule ne pouvait s’empêcher de s’écarter instinctivement à leur passage, malgré son désir d’approcher le Navarque.

    L’étrange et troublant personnage au centre de cette véritable muraille animée avançait d’un pas maintenant souple et même languissant. Valyrian Nagnid portait une simple toque ronde, et ses cheveux flottaient librement au vent. Elle était l’une des rares appartenant à la dynastie descendante du Dieu de la Mer, à avoir conservé pure la couleur orangée de la chevelure ancestrale.
    Beaucoup s’étaient abâtardis avec le temps, et on dit que même le roi lui enviait cette couronne. Peut-être lui enviait-il aussi la virilité qui semblait paradoxalement lui faire défaut à lui-même, murmurait-on à la Cour. Mais on médisait beaucoup en son sein.
    Le Général portait un veston court sans manche, et le pagne tombant sur le devant. De longues brassières de cuir et des bottines atténuaient quelque peu le charme étrangement décalé et subtil de ce costume.
    Elle respirait le parfum d’une fleur pourpre inconnue, sans doute ramenée de son expédition.

    Karithia Axalane ne pouvait s’empêcher d’apprécier intérieurement tout l’art de cette mise en scène, destinée à troubler le Roi.
    Ce qui ne manquait pas d’inquiéter la Grande Prêtresse quant à la fermeté de la résolution de son Seigneur.
    Mais Colomis, dans la Cour d’accueil du Palais, semblait ne pas laisser transparaître ses sentiments. Il avait quant à lui revêtu le manteau royal, et tenait le Trident, symbole de sa fonction.
    La garde d’honneur du Navarque stoppa devant le porche, et s’ouvrit pour lui laisser place. Valyrian pénétra dans l’enceinte sans plus se hâter, tandis que se refermaient sur la foule tenue à distance par les Jaguars les lourdes portes de bronze du complexe palatial.

    « Que le Généralissime Suprême des Armées du Couchant, Victorieux Triomphateur des hordes sauvages et terribles du Serpent à Plumes, dont il a courbé l’impudente tête pour la gloire éternelle des Princes d’Atlantide, soit le bienvenu au Palais du Roi !»
    Le visiteur s’avançait dans la court d’un pas de félin. Ses paupières étaient baissées, comme si seule la fleur qu’il tenait en main avait une quelconque importance. Son visage constellé presque entièrement de tâches de son s’anima brusquement, lorsque son regard transparent, qui tenait plus de celui du chat que de l’homme, s’ouvrit et se fixa sur le Roi.
    La réponse désarma le prêtre chargé des mondanités d’usage.
    « Je t’en prie mon cher cousin, ne pourrait-on nous épargner ces salamalecs ridicules et plus simplement nous saluer ?
    - Valyrian Nagnid ! »
    Colomis s’était attendu à ce genre de provocations et parvenait à maîtriser son énervement. Sa voix était ferme et son regard, un très court moment hébété, redevint grave.
    « Le fait que vous apparteniez à une branche de la famille royale ne vous autorise nullement à faire fi de traditions ancestrales. A moins que vous ne pensiez que votre victoire vous donne certains nouveaux droits ? »
    Il avait employé à dessein le vouvoiement, qui accentuait la distance, pour lui faire bien sentir qui était le Roi. Il attendit une réponse. Elle se contenta de lui sourire, d’un air de dire qu’il l’avait eue pour cette fois-là.

    Elle accepta donc de se conformer à l’étiquette. Le dialogue d’introduction, fait de formules convenues via la bouche du prêtre, put donc continuer, sans que Colomis ne s’exprime directement. Quand ce lourd discours d’apparat pris fin, chacun souffla intérieurement, et Karithia, malgré son habitude des formules consacrées, ne fut pas la dernière à en être soulagée. Avec les siècles, les traditions atlantes devenaient d’une pesanteur presque insupportable.
    Pendant toute la durée de ce quasi monologue, elle avait pu deviner la tension qui grandissait chez son Maître, à chaque battement de cils de Valyrian. Mais le Seigneur prit enfin la parole directement.
    « Sois le bienvenue, en effet, ô mon Bras droit et ma fidèle Épée. Tes succès me couvrent de gloire, et m’incitent aussi à te couvrir d’honneurs plus grands encore. »

    Seule Karithia remarqua la tension soudaine que trahissaient les veines saillantes sur la main du Général. Il faut toujours se méfier des cadeaux d’un Roi…
    « Nous fêterons comme il se doit avec magnificence ton retour et ton triomphe.
    Nous sacrifierons l’Aurochs sacré devant la Sainte colonne de Poséidon, l’Urus mugissant.
    Mais je m’en veux de déjà te parler de ce qui t’attend au-delà. Pourtant à mes yeux le temps presse et je dois aller rapidement à ce qui ternit malgré tout mon cœur. »

    La Nagnide lui lança un regard furieux, mais si rapide que seul le Roi pouvait l’apercevoir. Tant de palabres, viens-en donc au fait, semblait-elle lui dire.
    « Les révoltes que tu viens de brillamment mâter à l’Ouest ne sont que le reflet des remous qui dans un autre quartier de l’Empire s’opposent à notre puissance, pourtant considérable. Les troubles grondent en permanence mourant là-bas pour se réveiller ici, et certains persistent même au point de parvenir jusqu’à nos oreilles.
    Or il est un pays dur comme les rocs qu’on y trouve, un pays aux milliers d’îles et aux habitants farouches et pugnaces. Ce pays, tu l’as deviné, c’est l’Hellade, qui est pour moi comme une blessure d’où le sang s’échappe sans cesse à flot.

    Tu n’es  pas sans ignorer qu’il faut régulièrement y envoyer garnisons sur garnisons, y construire des forteresses pour les perdre aussitôt, y engloutir des navires par dizaines. Et chose impensable pour notre renom, nous nous contentons finalement d’essayer humblement d’y tenir certains points vitaux pour notre trafic maritime sur les côtes.
    Je devine ta glorieuse rage à l’écoute de tout ceci, et sache que cette rage, je la vis et la partage. Car ne suis-je pas moi-même l’incarnation d’Atlantis ?
    Comment se peut-il que nous laissions persister un tel… déshonneur depuis tant de temps ! »

    Déshonneur. Le mot était lâché, et Valyrian se savait enchaînée par lui désormais.
    « Il ne nous manque pas de guerriers, puissants et terribles. Ni de volonté, ni de force. Encore moins de navires : la flotte atlante est notre orgueil même. Sache, Navarque, et sache, aussi, toi mon Peuple, que ce qui manquait à Atlantis, Atlantis l’a trouvé. »
    Il cessa de parler un instant pour rendre plus impressionnantes ses paroles.

    « C’est toi, ô Valyrian Nagnid »
    Malgré toute sa pompe, Colomis fut intérieurement ébranlé d’avoir prononcé directement ce nom.
    « Je te donnes l’Hellade, Ma Cousine. A ta glorieuse charge de la conquérir. »
    Les courtisans se tinrent tous cois, guettant la réponse. Karithia n’osait pas respirer. Jusqu’où pourrait aller l’effronterie de Valyrian ?

    Au centre de la grande cour carrée, isolé face à tous, le vainqueur du Serpent à Plumes était comme un lion pris au piège des rabatteurs. Elle jetait un regard d’acier sur sa gauche, sur sa droite, partagée entre la fureur et l’exultation.

    Enfin elle regarda le Roi, souriant comme une carnassière. Ultime provocation, elle porta la fleur à ses narines et la huma, le regardant par-dessus les pétales. Colomis retint un mouvement d’impatience ulcérée - ou s’interrogea Karithia, fallait-il dire passionnée ?
    L’air triomphateur de Valyrian l’inquiétait. Où était l’erreur, l’oubli fatal qu’elle avait pu commettre ?
    Enfin le Généralissime daigna répondre.
    « Voilà une proposition à la hauteur de mes espérances. Je suis à toi mon Roi. »
    Elle avait prononcé ces dernières paroles d’un ton d’une fraîcheur adolescente, comme si elle aurait été la Grande Prêtresse lors de l’Onction Royale. Karithia s’en mordit les lèvres, et Colomis se crut défaillir.
    Il eut le temps de se reprendre car la foule des courtisans se lança dans une acclamation tonitruante.

    Il ne tient qu'au lecteur de passage d'en demander plus...

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