• Revue à la Perse

    Petite vue plongeante sur le quadrige perse...

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  • Le retour de l'Olifant

    Pour les adeptes, une nouvelle vue de l'éphantesque Majesté qui présente son flanc puissamment blindé et en prime, daigne laisser entrevoir de manière magnanime une partie de son équipage.

    Tiens je m'aperçois que j'aurais pu tenter d'y figurer les attaches de la caisse...
    Espérons que quelques pas plus loin notre bon ami ne renverse pas ce château de bois qui tient comme en équilibre sur son dos.

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  • Pour les personnes qui comme moi il y a quelques heures ne voyaient en un tag qu'un graffiti ou une Turbine A Gaz (ou encore un mot-clé), petite explication : le tag semble être un Objet Volant Non Identifié que l'on se relance de blog à blog.

    Donc un certain Renard m'ayant taggé, me voilà contraint de dévoiler
    7 traits de caractères.

    1. Contrairement à tout ce que j'ai pu dire, je suis en fait un canard (célèbre).Un Loup taggé

    2. Petit.


    3. Teigneux.

    4. Râleur de première.

    5. Grand dévorateur de pépito.

    6. Mon nom véritable est Daffy, autrement connu comme Duck.

    7. Atteint de schizophrénie légère, il m'arrive d'être un chien au flegme auguste, un certain Droopy.


    Quoi ce n'est pas du jeu ?

    Et puisqu'il faut renvoyer la balle, voici la prochaine victime : Seby !



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  • Réveil
    Le réveil fut soudain, le choc trop fort, et pendant un temps indéfinissable, avant d'allumer la lampe de chevet, j'eus l'impression que tout ceci s'était vraiment passé.

    Après une dernière relecture, Ingrid referma son journal, en soupirant. Cela avait été le dernier rêve depuis de longues semaines déjà. Elle espérait encore pouvoir à nouveau écouter cette voix.
    Pour l'instant, elle n'entendait que le gazouillis d'oiseaux invisibles. C'était quand même agréable. Le soleil perçait discrètement les frondaisons, il faisait bon. Ici, au cœur de cette forêt, elle avait l'impression qu'elle se trouvait plus proche d'une certaine réalité.
    De sa réalité.

    Oh, elle le savait, dès qu'elle serait rentrée, elle changerait d'état d'esprit, et puis, si tout cela n'était que fadaises ? N'empêche, ce visage... Si proche, et pourtant si lointain. Si elle faisait un petit effort - et c'était si facile, dans cette nature que rien ne vient troubler - un tout petit effort, elle pouvait imaginer que ce n'était pas seulement elle qui l'avait vu.
    « Mais lui aussi. Même si tout cela n'est qu'un rêve, j'aurais pitié de ses larmes ! »

    Alors qu'elle avait pensé tout haut, sans prendre garde, un bruit de feuilles froissées se fit entendre. Un grand chien-loup plutôt loup que chien, noir et l'air féroce sortit des fourrés. Ingrid se releva et s'agrippa à son journal. Elle ne se sentit pas à l'aise face à ce molosse, lorsqu’une voix se fit entendre, provenant de derrière le chien :
    « Mais à qui parles-tu donc, ma pauvre fille ? »
    Le maître semblait aussi sombre que son chien. Il tenait une canne au pommeau travaillé, comme une tête de loup. Et il l'avait appelée « pauvre fille ».
    « Quelle importance ? »
    Ingrid était maintenant plus que contrariée, mais elle n'osait pas trop relever la remarque. L'étrange couple que formait l'animal et le personnage lui faisait froid dans le dos.
    « Je t'ai pourtant bien vu parler à ce buisson, qui lui ne t'a donné aucune réponse... Si tu veux un petit conseil, tu devrais peut-être ne pas trop passer tes journées dans les bois, toute seule. Ce n'est pas la première fois que je te remarque, lorsque je viens promener mon chien... Et bien que cela ne me regarde pas, je m'inquiète un peu. La solitude n'est jamais bonne. »
    Quoi ? Il m'a déjà entendue ! Ingrid se sentait de plus en plus gênée. Décidément elle n'aimait pas son allure.
    « Vous avez raison... Je crois que je vais rentrer...
    Tout de suite. Au-revoir. »
    Elle enfourcha son vélo et le laissa planté là.


    ManoirSur la grève
    Il fait bon. Je me sens détendu. Je crois que j'ai eu froid, mais ce n'est plus qu'un mauvais souvenir.
    Envie de m'étirer.
    Je suis sur le sol, sur du sable, le contact en est agréable.
    Bon, il faudra bien se lever un jour ! Pas de courbatures, mon corps va bien. Mais qu'est-ce que je fiche ici moi ?

    Une mer couleur émeraude, transparente comme du cristal coloré. Des petites vaguelettes viennent mourir sur le rivage. On aurait presque envie de s'asseoir là et d'en écouter le chant rythmé. Jusqu'à la fin de ses jours. Oh, mais il y d'autres bruits, j'entends mieux maintenant... Une très légère brise qui passe au travers de branches. Ah, en effet, il y a des sapins et des pins derrière moi. C'est beau. Des oiseaux aussi. Mouettes, et puis des gazouillis plus agréables.
    Et... Tiens, une habitation. Elle est accrochée un peu plus en hauteur, et sur le ciel, elle dessine comme la proue d'un navire. On dirait un peu un chalet scandinave, en bois avec des fondations en pierre, mais elle a aussi quelque chose d'oriental... C'est fou comme je vois bien moi. De la fumée, il y a donc quelqu'un. On va aller voir çà de plus près!

    J'ai dû marcher, mais je ne sais même pas combien de temps. Je me rends bien compte que je me suis avancé le long d'une lande, puis à travers une prairie constellée de fleurs, mais tout était tellement captivant, agréable, délicieux, que je ne m'en suis même pas aperçu. Pourtant il a bien fallu que je monte, même un peu, cette maison est accrochée à flanc de colline ! Bon, en tout cas maintenant, elle est face à moi. Quelqu'un va-t-il pouvoir m'expli...

    L'homme reste bouche-bée. Il ne peut plus bouger, il ne peut même plus penser. Là, dans l'encadrure de la porte, là juste en face de lui. Une créature... Un ange ? Alors les anges sont des femmes. Un visage doux, agréable, constellé de tâches de son, couronné d'une chevelure tombant en cascade sur ses épaules et se perdant derrière elle, aux reflets fauves et scintillant comme un incendie. Des yeux dans lesquels on se perd.
    Qu'y a-t-il de plus à expliquer. Il n'y a rien à comprendre, il faut juste savourer.


    Suite juste en dessous...

    L'illustration (et inspiratrice du manoir) est un projet de villa scandinave, de l'architecte Lars Sonch datant de 1897.


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  • L’Ombre et la Nuit, j’ai tant voulu voir à travers le Noir...
    L’Orage en résonne encore parfois, à la nuit tombante, dans la lave de mes veines...
    Où donc es-tu maintenant, Ombre nocturne qui me fit à la frontière du soir et du matin, à cette heure de la Mi-Nuit, un don étrange que je ne compris pas...

    Tu me fis connaître l’étrange et atroce sensation d’une Panique glaciale qui s’empara de mon corps, fit crier d’un hurlement interminable ma gorge.
    Des tréfonds de mon sommeil de mort, tu me fis émerger, entendant, loin, très loin, comme un cri sans arrêt, un cri continu, de plus en plus fort, de plus en plus nette.
    J’ai peur, qui crie ainsi dans le Noir ?

    Moi. Moi-même, ma propre voix résonne, hurlant comme elle n’a jamais osé, d’une puissance que je ne pouvais jusque-là pas concevoir.

    Frappe, frappe, frénésie des chocs... Où suis-je ? Quel est ce corps qui frappe des bras, des jambes, automate fou rendu furieux par la présence d’une paroi... ?

    Paroi, paroi, le sol ! Que fait mon corps sur le sol ? Pourquoi ce cri continue-t-il ?
    Où étais-je ? Qui étais-je avant ce tremblement, ce séisme gigantesque ?
    Un dormeur peut-être ?

    Alors pourquoi ne suis-je pas allongé dans mon lit, pourquoi le suis-je sur le sol ?
    Pourquoi ces mains frappent, frappent, martèlent sans arrêt le sol ? Pourquoi mes jambes me poussent-elles hors de ma chambre ?
    Et pourquoi ce CRI ?

    Vagues de frissons qui parcourent ce corps qui ne m’appartient plus...
    Ma tête dans le vide de l’escalier, la moitié de mon corps prête à y tomber.

    Enfin, j’ai compris que ce cri de terreur interminable était le mien.
    J’ai compris que mon inconscient me précipitait hors d’une pièce, dans laquelle je n’ai plus pu entrer... avant de longues semaines, avant de pouvoir y affronter à nouveau la Nuit et l’Obscur... Et les reflets des miroirs.

    Et comme un séisme, il y eut encore de nombreuses crises, espacées, moins puissantes, quoique certaines furent surprenantes.
    J’ai retrouvé à ce moment la peur du Noir.
    Il m’a fallu probablement plus d’une année pour m’en remettre.

    Aujourd’hui encore, parfois, je crois voir des Ombres dans la nuit...
    Il m’arrive de leur sourire, et non plus de les menacer du poing comme je le faisais au début.
    Brutale rapide et éphémère vision, entre le moment où la paupière se soulève... Plaque-t-elle en un infime moment une image créée par mon esprit sur le noir de la pièce qui m’entoure ou bien... ?

    Il est certaines choses qui ne peuvent pas s'affirmer. Elle nous échappent comme volutes de fumée.
    Mais je suis certain d'une chose.

    Le Noir est une couleur dont il ne faut pas abuser.

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