• L'espace infini est-il vide ? Est-ce que la pensée peut voler plus loin et plus vite que la lumière ? Le manteau du hasard est bien commode pour recouvrir nos faiblesses, nos lâchetés et nos choix de facilité. Mais qu'en est-il du miracle ?

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • Daffies

    Mon héros, ce canard auguste !

    votre commentaire
  • Cette historiette écrite il y a longtemps aurait pu servir d'introduction à une saga. J'aime l'exagération baroque qu'octroie la forme du conte. Tout est permis, même de laisser un Roi assis sur son trône de longues années sous la poussière.

    Lire la suite...


    6 commentaires
  • Le Loup est curieux et renifle partout. Mais il a souvent constaté que de nombreux blogs, de personnes somme toute assez jeunes, très prometteurs de part la qualité de leur expression et de leurs réflexions, sont aussi traversés d’un terrible cynisme et d’un pessimisme qui ne l’est pas moins.
    Comme si la culture, la connaissance ne menait plus qu’à nier tout cela en bloc.

    Alors il lui faut prendre sa plume d’Aigle et monter au créneau.

    L’intelligence sans le coeur n’est que sécheresse.
    Attention, je ne juge en rien. Je suis moi-même passé par les affres du dégoût des choses. Tout ce que j’en dis, c’est qu’on peut en revenir, que rien n’est définitif. Mais je voudrais souligner que le cerveau reste un outil et non une fin en soi.
    Si, touché, écoeuré de certaines choses dans la vie, on ne suit que la pure logique on n’aboutira à rien qu’à l’autodestruction. De soi et des autres.

    Il y a énormément de choses mauvaises tout autour de nous (et en nous). S’y ajoute pour certains d’entre nous (sans doute la plupart), des maux physiques, des maladies, des difficultés.
    Alors pourquoi un blog si léger, sans polémique ?
    Pourquoi est-ce que je devrais me priver de mettre en ligne tout ce que j’estime le meilleur de moi-même et non toute la rancoeur que je pourrais ressentir ?

    J’ai trouvé lors de mes pérégrinations aussi d’autre types de blogs, malheureusement peu nombreux (mais le Hasard guide mes pas, nous verrons bien). Dans l’un j’y ai trouvé un récit amérindien qui peut peut-être vous aider à comprendre ce que je veux dire.
    Je ne mentionne pas encore l’adresse de ce blog car je n’ai pas contacté son auteur pour le moment.

    Il est question de deux loups qui sommeillent en nous. L’un est juste et bon, l’autre est féroce, plein de haine et aveugle. Si je nourris celui-là, en l’alimentant de pensées noires et acerbes, je lui donne la force de prendre le pas sur ma propre personnalité.
    Si au contraire j’essaie de nourrir le premier loup, en prenant du recul vis à vis des choses, en fouillant mes bons côtés, alors je lui donne la force de maîtriser le loup sauvage.


    Plus je lis des blogs noirs (et plus encore si ils sont intéressants par leur profondeur), plus je vois les choses en noir. C’est pour cela que dans ce blog, le mien, je ne veux pas parler de ce qui alimenterait ma (et votre) colère.
    Les films et les livres que je peux vous proposer, ont ceci de commun d’être le reflet de ce que j’estime être le bon côté de la vie.
    Pas forcément roses. Une vie riche est surtout riche d’épreuves.
    Peut-être que si j’en ai l’envie, je parlerais un jour plus précisément de l’importance et de l’impact que peuvent avoir les films et les livres sur l’humeur des gens et du monde. Ou du respect de l’auteur vis à vis des personnages qu’il met en scène.

    Je reviens sur le contenu de mon blog.
    Au fond, je n’ai pas vraiment idée de tout ce que je veux y mettre. J’ai commencé par mettre en ligne mes figurines peintes. Loisir puéril ? Peut-être.
    Mais je sais moi que chaque figure que j’ai réussi à achever a été une victoire à un moment où rien n’avait de sens. Et lorsque aujourd’hui, j’ai des moments où ça ne vas plus, je les regarde, et je me dis : comment ai-je pu mettre autant d’application à faire quelque chose qui n’avait à l’époque, aucune utilité réelle ni effet matériel ?

    C’était une période (et elle reviendra peut-être) où, ravagé par l’absence de perspectives professionnelles, par l’absence de perspectives tout court, j’ai décidé de prendre le contre-pied. Constatant que mes -rares- efforts pour trouver un emploi (lorsque j’arrivais à sortir) ne me menait qu’à me ronger le sang et à m ‘enfoncer plus encore dans le désespoir et le stress, j’ai choisi de faire ce qui était inutile.
    Au lieu de passer mon temps à concocter des CV stupides et qui avaient peu de choses à dire, j’ai voulu peindre, chacune de mes petites et puériles figurines, au plus haut niveau de perfection dont j’étais capable.

    Et malgré l’absence d’espoir matériel, la Muse, Elle était présente.
    Il en est de même pour mes nouvelles. Je les ai mises en ligne (vous avez remarqué que je me fous pas mal du copyright ? Qui veut me doubler ou me voler, de toute manière je sais  fort bien qu’il le fera) bien évidemment dans l’espoir d’être lu, mais surtout parce que certaines d’entre elles reflètent mes pensées.
    Elles ont été pour moi des bouées au sein d’un océan vide. Alors que bien souvent, j’étais comme ces auteurs de blogs dont je parlais au début, cynique, rageur, plein de fiel, de temps en temps, lorsqu’enfin l’Inspiration parvenait à vaincre ma prison de colère, je parvenais à retrouver un état d’esprit harmonieux, où mes soucis disparaissaient derrière l’envie d’écrire.

    Bon, cela vous fait pas mal déjà à lire, cher lecteur inconnu (si tant est qu’il y en ait un).
    Je n’ai pas vraiment tout dit par rapport au thème annoncé. Il faut dire que ma (foutue) migraine ophtalmique menace sans arrêt de me brouiller la vue, et après, c’est assez difficile d’écrire en voyant un kaléidoscope de jolies formes géométriques tournoyer gentiment à la place des lettres.
    Trêve d’ironie. Pensez que quelque soient vos difficultés, vous pouvez toujours les envoyer au diable en cultivant votre passion si elle vous interpelle à un moment apparemment inopportun. Ce sera autant de gagné.



    10 commentaires
  • Du panache, toujours du panache...

    On dira ce qu’on veut de Gérard Depardieu. Mais lorsqu’il joue dans de grands classiques (comme Jean de Florette par exemple), il reste pour moi un acteur extraordinaire. C’est particulièrement flagrant dans cette adaptation à l’écran de Jean-Paul Rappeneau (1990).

    D’Artagnan cela vous dit quelque chose ?
    Et bien nous avons là l’histoire d’un de ses compatriotes, un Gascon fier comme un coq, bretteur, poète et souvent sans le sou.
    Ne vous laissez pas décourager par les rimes du discours. Ecoutez bien. C’est un régal à entendre. Evidemment, si vous avez lu le texte original d’Edmond Rostand, cela vous aidera.

    Monsieur de Cyrano est un parfait poète. Il est secrètement amoureux de sa cousine, Roxane.
    Cela tombe bien, elle fait partie d’un mouvement qui faisait fureur au temps de Louis XIII : la Préciosité. Ces gens là veulent raffiner à l’extrême le langage pour traduire avec le plus de pureté possible les sentiments et les sensations (à force cela donne quelque chose d’assez ridicule... Comme certaines Précieuses de Molière).

    Vous m’avez suivi ? Roxane aime la poésie et Cyrano la déclame aussi facilement qu’il joue de son épée.
    Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.
    Seulement voilà, Monsieur de Bergerac a, comment dire... un nez. Un nez... fort long et peu discret. Et comme Obélix il ne faut surtout pas lui faire remarquer son petit défaut, car cela le mettrait en colère.

    Ce faisant, le pauvre homme n’ose pas avouer sa flamme à Roxane, de peur d’être repoussé.
    Il se contente donc de soupirer (en vers !) secrètement. Tout aurait pu continuer comme cela pendant longtemps si notre Précieuse ne s’était amourachée d’un bel inconnu (un bellââââtre dirait Obélix au sujet de l’amoureux de Falbala... Il faudra que j’écrive un ou deux articles sur Astérix moi...) qui en réalité, dispose d'un vocabulaire à peu près limité à celui de Conan le Barbare.
    Malgré tout, il a remarqué la beauté de Falb... non pardon Roxane, mais il apprend bientôt qu’il lui manque quelque chose pour la séduire : l’habileté des mots.

    Vous commencez à voir où je veux en venir ?
    Le comble, c’est que l’insouciante Roxane, qui n’a pas la moindre idée de l’amour que lui porte son cousin Cyrano, va lui demander un terrible service.
    Notre ami est, accessoirement (il faut bien vivre quand même) un officier du régiment des Cadets de Gascogne (le régiment des Trois Mousquetaires). Et il se trouve que Christian (c’est le nom du Bellâââtre) veut lui aussi rentrer dans cette très célèbre unité du Roi.
    Donc Roxane ne trouve pas mieux que de demander à Cyrano de prendre sous sa protection Christian. Lui, Cyrano, qui n’accepte aucun maître, qui ne veut être redevable de personne !
    Ben il va quand même accepter. En plus ce bougre de Christian (qui ignore tout de la démarche de Roxane en sa faveur) fait tout pour énerver son nouveau capitaine !

    Les deux hommes vont pourtant finir par s’apprécier, et on découvre la noblesse de coeur de Cyrano, lorsqu’il accepte de souffler à Christian les paroles qui sauront convaincre la belle. A eux deux, ils vont former le parfait galant : beau et plein de finesse. Mais comment les choses vont elles évoluer pour Roxane ?

    Je laisse l’histoire là, et j’en reviens au jeu du film.
    Il y a des moments splendides, véritablement à déguster (sans parler du Pâtissier Poète d’ailleurs...). Cyrano qui enfin se décide à avouer son amour, croyant que Roxane lui fixe un rendez-vous dans ce but, puis sa désillusion et son abnégation devant la terrible réalité.
    Les interventions de cet excellent Comte de Guiche, troisième larron soupirant, un grand méchant qui finit par être beau joueur.
    L’inévitable « c’est un pic, c’est un cap, que dis-je une péninsule ! » (j’en vois qui rigole grassement).
    La tirade de la conclusion merveilleusement mise en valeur par le décor et les costumes...
    En passant, les scènes de bataille contre les piquiers espagnols bardés de métal ne sont pas en reste.
    J’en oublie, c’est mieux, cela permettra de (re)découvrir le film.

    Je tartine un peu me direz-vous ?
    Un amateur de théâtre me rétorquera peut-être que telle ou telle réplique est un peu trop platement jouée... Mais la richesse d’une pièce est justement qu’elle peut être adaptée de mille manières différentes, et l’important c’est de faire le premier pas de la découvrir.
    Et je trouve que ce film est une bonne porte d’entrée pour aborder des classiques que l’on nous a, pour leur malheur, trop seriné à l’école.


    4 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires