• Petit retour aux sources de Vimeo, avec ce court métrage d'animation d'une équipe d'étudiants français. Une histoire qui comme le Loup la préfère, passe d'une situation quotidienne (enfin presque hein, quotidienne au Nunavut) à une bonne dose de fantastique totémique. Je vous laisse apprécier... 

     

     

    (vous pouvez agrandir en plein écran ou ôter la HD si comme moi vous disposez d'une connexion type tortue-d'assaut) 


    8 commentaires
  • Merci, M. Poirot !
    U
    n titre a retenu ce soir l'attention de votre lupin(1) serviteur, qui une fois n'est pas coutume va discuter télévision et actualité.

    Si, si il fait parfois avec son temps le Loup.

    Tout en sachant qu'il s'adresse à un vide intersidéral il sait malgré tout que tout mouvement entamé en apesanteur se poursuit indéfiniment tant qu'il n'a pas reçu un mouvement inverse. Ainsi peut-on lancer une sonde dans une direction dans l'espace, il n'est théoriquement besoin que de la poussée de départ pour qu'elle continue son chemin tranquillement, jusqu'à ce qu'elle rencontre une force quelconque de gravité qui l'attire à elle.

    Un gros délire digressif ^^ juste pour dire qu'une idée lancée un jour atterrira bien quelque part, même si il faut patienter quelques éternités pour cela.

    Revenons à notre détective belge. Le titre dont je vous parlais au début était «Hercule Poirot, c'est fini !», et en l'occurence, étant donné que le faire-part de décès d'Agatha Christie ne date pas d'hier, il s'agit de l'Hercule finaud adapté pour le petit écran... Pas n'importe lequel s'il vous plaît. Il y a eu quelques adaptations diverses et variées mais celle qui m'a accroché sans aucune hésitation reste l'inimitable moustache de chat de l'acteur David SUCHET.

    "Il fait avec son temps", tu parles ! Vu la dégaine de son héros la définition de "l'actuel" chez le Loup prend quelque peu du plomb dans l'aile.

    Bon d'accord, même dans les années 20-30 monsieur Poirot (sujet belge, et pas citoyen français s.v.p, ce qui explique peut-être que ses qualités de détectives soit reconnues outre-Manche) fait décalé d'une guerre. Il a d'horribles défauts qui lui permettent d'entrer en compétition avec les plus impeccables, hautains et flegmatiques aristocrates britanniques, est un célibataire endurci fier de ses manies souvent ridicules et n'a pas une trop petite considération de son génie personnel...

    En réalité c'est justement ce qui fait le charme du personnage, beaucoup plus humain qu'un Sherlock Holmes par exemple. Outre cet aspect, il y a tout un effort de reconstitution soignée des années folles qui mérite le coup d'oeil.

    Cela me rappelle la fois (ça y est le Loup sort sa canne, se place dans le fauteuil du grand-père près du feu et va se mettre à faire le conteur...) non mais rassurez-vous ce sera fort court. C'est juste qu'il y a quelques années (c'est toujours bien de ramener loin dans le passé) j'avais l'habitude de prendre le train dans une gare dont la façade sur les quais et la couverture métallique dataient de ces époques légendaires d'avant les dernières guerres. Aucun effet sur moi, autre que la désespérante attente des rames en retard... Jusqu'au jour où, ô apparition, je vis rangé sagement à quai et attendant le voyageur...

    L'Orient-Express !

    Certes les wagons-lits de la fastueuse compagnie du même nom n'étaient pas (faut pas trop en demander quand même) attelés à une de ces splendides et orgueilleuses loco à vapeur, mais leur seule vue a suffi à mettre en valeur et à soudainement me faire apparaître toute la munificence de l'architecture ferroviaire qui m'entourait pourtant quotidiennement. Je n'avais jamais remarqué ces tête de lion en bronze plaqués sur les poutres de métal boulonnées au-dessus de ma tête, ni les sculpture rythmant le dessus du mur de la station. Une ambiance renaissait sous mes yeux ébahis (quatre notes de lyre en accompagnement) et devinez quoi ?

    C'est la même que j'ai retrouvé dans cet Hercule Poirot là. L'art de mettre ensemble des architectures, des styles de rues, des véhicules et des costumes pour faire revivre une époque, peut-être même plus vraie que nature.

     Mais si le Loup tenait à parler de ce sujet, et tout ce préambule ne servait qu'à masquer le fond de sa pensée devenue aquiline (ça se dit ça ?) c'est qu'il voulait souligner ce qui fait aussi la spécificité de cette série télévisée. Même si l'atmosphère de certains épisodes est parfois (très) sombre, il y quelque chose qui fait la différence, et que M. David Suchet, l'acteur donc qui incarne notre, enfin mon, héros, tirant sa révérence comme on dit, et arrivé proche des 70 ans... Bon où j'en suis déjà ?

    L'acteur a donc prononcé une phrase que je me permets ici de reprendre texto de l'article en question (c'est très bien dit donc je recopie en l'adaptant quelque peu comme un perroquet savant, mais bon l'auteur est cité et le ci-présent blog est tout ce qu'il y a de plus non-officiel) :

    « Les fictions policières ont complètement changé (...). Elles sont devenues très sombres et extraordinairement violentes. Mais ce n’est pas le monde d’Agatha Christie et le fait qu’Hercule Poirot soit si populaire veut dire beaucoup sur le public : il n’a pas besoin de tant de sexe et de sang. »

    Voilà c'est bien dit, et cela mérite d'être répété quitte à être envoyé dans l'espace pour rebondir sur une antenne de martien. Même si Agatha Christie est malgré tout parfois tordue dans ses romans, ce que j'apprécie très fortement dans cette adaptation pour l'écran, c'est sa retenue, chose devenue très très rare aujourd'hui et qui fait que le Loup, somme toute, n'aime la télé (et la "culture" dite de "loisir" en général) que de très très très loin, et qu'il a tendance à prendre une lorgnette pour l'aborder.

    Pour tout vous dire c'est l'ultime série policière qui trouve encore grâce à mes yeux (elle date de 1989 !), et il y a longtemps que je ne connais plus les séries bouchères actuelles autrement que par ouï-dire, ce qui me suffit amplement. Mais c'est juste l'avis d'un extra-terrestre et il vaut ce qu'il vaut...

    (1) C'est le nom d'une plante mais c'est aussi l'herbe au loup après tout ! 

    --------

    Et puisque je ne parviens plus à placer un lien dans le texte, je vous donne ici l'adresse de l'article en question :

    http://www.programme.tv/news/series/78413-hercule-poirot-cest-fini/


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  • En pâture quelques esquisses pour chercher les personnages d'un nouvel acte, dans lequel le second fils de Valentinien, Valentinien II, doit s'opposer au généralissime Arbogast, homme aux réactions assez brutales, peut-être pas sans rapport avec ses origines franques...

    Recherches : drame au Sacré Palais

    La victime...

    Recherches : drame au Sacré Palais

     

    Le défenseur...

    Recherches : drame au Sacré Palais

     

    Le complice...

    Recherches : drame au Sacré Palais

     

    Et le méchant de service !

    Recherches : drame au Sacré Palais

     

    Recherches : drame au Sacré Palais


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     The Voice - Eimear Quinn

    (Cliquez sur les images pour faire un zoom)

    Valentinien Ier... Nous sommes peu après l'époque du règne de Julien, dit "l"Apostat" qui s'était opposé au mouvement de conversion entamé sous Constantin, au début de ce IVème siècle.

    C'est le temps du crépuscule d'une Antiquité méditerranéenne qui s'essouffle sous la pression de tumultueux peuples barbares plus jeunes, venus du Nord. 

    La Basilique impériale

    Des forces nouvelles travaillent l'Empire. Souvent antagonistes, s'affrontant, s'amagalmant parfois... Entre la Vieille Tradition, et la Nouvelle, la lutte bien sûr prend des aspects religieux, rituels, politiques, et militaires, mais elle passe d'abord dans l'esprit et torture les âmes.  

    La Basilique impériale

     L'empereur n'y échappe pas, qui doit non plus seulement trancher entre tenants de l'ancienne religion civique des sénateurs de Rome et les prosélytes du Christ, mais aussi, parmi même ces derniers, entre des tendances divergentes et fortement antagonistes.

    La Basilique impériale

     Au milieu de ces tempêtes, Valentinien tente de maintenir un cap où c'est le salut de l'Empire qui prévaut, mais cela n'est guère facile... et on ne sait plus trop quel Esprit souffle sur ces temps... 

    La Basilique impériale

    ...Mais les cataclysmes ne commenceront à sérieusement et définitivement lézarder ce monde qu'après la mort, trop rapidement advenue, de notre empereur. 

     


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     Two Steps from Hell - "Jump"

    Après le père, voyons le fils... Je vous avais parlé un peu de Valentinien Ier du nom, voici un épisode de la vie de son fils aîné, Gratien. Pour tout dire, c'est l'avant-dernier épisode.

    Nous sommes à l'été 383, les moissons jaunissent sur les routes des Trois Gaules (cliquer sur les dessins pour voir l'ensemble).

    Gratien fuyant la bataille de Lutèce

     Le jeune successeur de Valentinien a vu se lever un usurpateur, Maxime, sorti avec son armée de l'île de Bretagne. Gratien avec les forces impériales, le rencontre devant Lutèce... Mais c'est pour mieux être trahi par l'ensemble de ses troupes !

    Seuls lui demeureront fidèles trois cents cavaliers alains, des barbares nomades enrôlés pour en faire sa garde personnelle ; l'empereur déchu galope maintenant en direction de Lugdunum, Lyon, et de son funeste destin : on parviendra à le séparer de son escorte et à l'exécuter.

    C'est donc une représentation de ce moment où tout est encore possible, juste avant que...

     

    Gratien fuyant la bataille de Lutèce

    Désormais il est extrêmement dangereux de brandir l'étendard impérial, hier encore acclamé par la foule.. Les portes des villes sujettes se ferment les unes après les autres, sans offrir d'abri au Prince abandonné.

     

    Gratien trahi, fuyant la bataille de Lutèce

     Seul veille encore, fidèle parmi les fidèles, le commandant de la garde alaine, roi parmi les siens.

     

    Gratien fuyant la bataille de Lutèce

    Gratien, une moue de dépit au lèvre, devine-t-il que sa fuite est désormais sans espoir, ou espère-t-il encore rejoindre la cour de son frère à Milan, voire demander de l'aide à Théodose, l'empereur d'Orient ? 


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